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klam

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Design by lequipe-skyrock Choisir cet habillage

mime .....la mine de plomb


le fils fatigué campe maintenant depuis un bon moment devant le miroir
y aurait il quelque chose à entrevoir
y aurait on posé là une présence ....et comment la tenir
qu'y serais je là...dans l'ainsi....
assis ....devant ce ressemblant....
faux semblable....dit semblable....

la sçène est ouverte
de moi à moi
de soi à moi...
bah oui
le miroir ne jouerait qu'à tenter de révéler...
de me réveiller....
moi devant moi..
et là de bien réveillé....


.
et là.... d'un coup... comme de crayon ....dont la mine presque défaite s'en ira tracer...
en plein milieu de la feuille dite de papier...
au mieux des coupés
dans le pire du froissé.... alors.. ..
à l'heure des jetés

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu

Pris dans l'insomnie que tu développes,
que tu déroules en des forces que tu ignores....
tes pensées débloquent et les canaux bourrés d'idées dévalent la pente de ton esprit
des fois si arides et aux réflexes ma foi encore prompts....

la mine du crayon se pose sur une place, toute en opposition ....
des signes...dessine...
au creux de la tête ....
Donnant le la de ce qui devient une démarche, une manière...
un point de départ pour une forte affaire sur les pensées de la nuit ....
au trouble du sommeil sur le jour....
voir une entame d'un jeu sur le sujet mimé au crayon noir que dira l'écriture détraquée que je craquelle; ...
qui me déballe....
que le je barbouille....
qu'une feuille reçoive....
qu'on en jouisse....

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu

Donc je disais ...
la danse est double
le jeu devient trouble
quand je me lève
et me dirige vers le paquet de feuilles....
le doux lecteur sait que j'ai paressé ,
j'ai tourné mille fois et me suis ramassé, tassé, parlé en ce lit, sous ces draps..
quand les sens restaient tellement éveillés...
adieu formes brutes
je ne me bats plus...
donc le travailleur qui m'occupe veut se défaire,
et n'admet plus qu'on lui vole ou lui voile la face...
il lui faut faire surface...
pas plus long que ça et...
peu complexe.......
alors je vais m'y coller à lui laisser sa chance
faut ouvrir
le miroir fait face

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu

il est en effet question du comprendre d'un corps....
en son c½ur encore pensif...
en quête de repos d'une 'âme ou pas ....
mais d'apaisement ...
des consciences,
d'un repos de la chair,
de détendre les nerfs.....de se calmer.... alors ...
oui si c'est pour affronter demain et ses manies et mêmes.....
en séquence fines j'avance mes pions qui jalonneront des moments instables jusqu'à la fin de cette nuit....il faut dire que des idées nombreuses théatrent dans ma tête
et peuvent faire tempête ou trempette c'est selon...
je dévale la pente à toute allure quand soudain la mine n'adhère plus
et s'est détachée de son point initial , de son centre ou il gravitait lourd....de ce centre ....un lourd presque partait
qu'une partie ratait
alors s'étalait...
et que l'amour retrouvait et qu'il recollait...
c'est de là en effet , de ce décrochage que mes résidus de pensée se stabilisent
et ordonnent comme une nouvelle manière
à dérouler sur un canevas précis,
un précieux,
comme une histoire qui voudrait se livrer,
à feindre le n'être ou autre renaitre ici .....
l'on peut se risquer, sentir l'approche
d'un autre....qui s'invite....
et alors j'y vais y faire un peu attention à ne pas la renvoyer au fond de ma tête, dans les éboulis que rassemblent et constituent la mémoire.....

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu

C'est si drôle que ça en devient risible....
le crayon est mon ami et se lève dans la nuit....
une forme à enlever, une main à caliner
qui le presse et le dirige
qui le serre et lui parle, qui l'enserre et le réchauffe...une trace et j'en ris
une ligne et je consume....là je le pose....
humm...c'est bon un crayon là qui me tient en bout des doigts
au creux d'une main....c'est y si bien....mais dans ma t^te ça bouge tellement et voilà que je reprends le crayon et que je veuille à nouveau le mettre en travail...à jouer, serpenter, déformer, déchirer..;casser...dévoiler...
c'est drôle comme la mine de plomb glisse...
à l'approche de la feuille....
j'ai les doigts qui bougent..;le crayon attend....
il saute du miroir et atteint la feuille....blanche qui s'y plie....à ce je..;à ces jeux....

pousse un peu la feuille qui l'épouserait
et se cherche comme un mot à tracer...
un dessein à assumer ..
un crayon ça trace énormément....
ça peut salir longuement
à jouir intensément sur un maigre bout de papier.;
collant à même un corps fin

un matin plus qu'un soir..;disponible et alerte
tel fut mon étonnement quand le crayon sauva sa mine ...
et le plomd de me conter
comment le féminin permettait à l'homme de si belles et subtiles esquisses
tant les formes et leurs arrondies trahissaient des envies et désirs de bien maîtriser la personne
donnant au séduire toute une attitude... son prestige en quelquesorte...
ce dernier d'ailleurs souvent malmené finissait dans les poubelles d'un monde par trop mesquin....

c'était amusant de le voir ainsi se dresser en l'étant,
à vouloir nous en narrer une belle dans les doux du sommeil,
à se pavaner dans les mielleux de la nuit....
c'est beau de voir danser un crayon dans le noir ...entre les doigts
avec sa mine toute effilée ,pointue, nerveuse des fois....
qui trace, esquisse mille danses, bondit de tours en tours ,
en des rondes et volutes,
en arabesques et chutes
en l'espace de quelques secondes...

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu


c'est assez étrange un soir
j'ai vu un crayon cherchant comme une caresse ,
un peu de chaleur, de confort
de la tendresse dans ce monde défilant si abrupte....
il chercherait à toucher, peut-être à parler, se dire....
il se chercherait un ami c'est pas moins sur...
un si doux crayon à la mine de plomb et habillé de noir....
voudrait il se faire tailler encore une fois pourtant déjà si pointu...
si piquant et si incisif quand il tient si fort ce centre convoité et si résistant....
il fait triste et si grise mine ...
mais ne nous laissons point attendrir
car sur le trait
qu'elle trace
qu'il en tire...en toute habileté...
on aura lu l'histoire de l'homme confronté au néant naissant .....de la nuit....
vide dès deux mains
d'une demande d'autre...
à changer de mine sur cette nuit ou des fois il surcharge sa feuille
et déborde en des angles trop serrés......
pourtant sa meilleure amie ,
d'une feuille en son feuillage épais et consistant l'ayant trop pressé ,dénoncé...
le voici petit crayonnant crapuleux couché doux
se lamentant creux posé en travers de sa pureté....
la mine dit voir le miroir...
l'a t'elle rejoint...
en quelle jointure...ouverture
ça fut quand....
l'avoir... là dans le miroir....

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu

qui l'aidera à se relever....
qui aura suffisamment entendu sa plainte,
compris ces périples ou il tenta de débloquer les n½uds de têtes mauvaisement pensantes
sur des nuits si épaisses et aux lunes si pleines...
saura-t-on qu'un jour...
le petit crayon et sa mine de plomb...
égaré dans la nuit
décida de sauver une vie, d'une insomnie,
ce corps si doux ,contrarié et malmené par un refoulé aux pas agiles et fins,
au visage sculpté dans la peur........

saura t-on jamais comment la spirale qu'il traça ce soir là
si fortement appuyé ira dire la plus qu'une mesure de l' homme,
l'incroyable doute traînant, régnant en cette tête là ....
L'impossible pour juste un humain de s'en tirer tout seul ....
à se débarrasser de cet effet d'annonce sur ce trop plein d'une fin
qu'il en trimballe et qui ligote.......
et tous ces autres soirs quand il dut coopérer pour lever toutes difficultés et freins avec juste en ligne de mire un exquis...c'est dessiner....eh oui...

il a une petite mine ce matin
il a du beaucoup travaillé cette nuit...
des fois il s'est perdu dans une telle impasse
et a joué toute la nuit sa survie....
en manque d'air..
.il a joué sa sortie...
il a réussi

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu


c'est fort comme la mine de plomb peut servir un crayon....
il eut des moments coinçés
en des chaleurs étouffantes ...
on en convint bien plus tard
que ça fut toujours les meilleurs moments...
il crut ne plus s'en sortir. .là ou ici...
à trop tracer dans la violence d'un tendre et les beautés s'y affairant
certains racontent qu'il eut de bons moments...
que la feuille l'attendit et collée a elle
ils s'en commirent de bonnes au fond de ces ventres noirs...
et toujours et lentement fatigué...
le sommeil arrivait , lui parlait ,sur un ton,
un langage en des sons que seul le crayon inventait...
à la mine de plomb....
mais n'est ce pas là qu'il apprit à grandir
et ainsi d'intégrer sur son parcours d'audacieux projets animés....
d'un tout un chacun....
et toute cette publicité qu'on lui fit...
.on racontait toutes ces vivantes vues
où le lourd habituel du plomb s'effaça au bénéfice d'un profil si léché et consensuel...
qui en ferait envie à plus d'un autre crayon...
c'est évident que le crayon sachant tracer dans le noir toujours trouvera ,
à donner une issue ,
où sortir
de destinées si brutes
de nuits sans lunes
tellement changeantes, inquiétantes .....
où l'humain déclarera manquer de lisibilité...
pourtant c'est à lui que le miroir déclare
qu'il n'est nul besoin d'apprendre
à s'asservir le crayon...
il faut le bien sentir
et pas qu'un peu
..

danse .....de l'opaque
couds..... de crayon
mine de plomb.......
sur l'oreiller , pas qu'un peu
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#Posté le jeudi 27 septembre 2007 01:36

Modifié le samedi 30 octobre 2010 03:00

sorrows

sorrowsTiens .... le monde est en moi je suis le monde..;j'y vais et j'en reviens...j'y ai été et j'en suis revenu....ils disent là bas que j'ai tenu ma place...tiens donc laquelle de place, en quel lieu, quel territoire...et pourquoi j'aurais eu ce privilège...ce choix....
il faut avouer que la chose n'est plus de tout repos depuis que je me suis mis à esquisser en de nouvelles lignes, des formes plus subtiles ,moins raides....on eut dit qu'une aura de bien être me dorlota ... m'enveloppa....
oui il a été question d'être là ,à cette adresse, en ce moment qui se fit précis...qui fut si court.....
ils disent m'avoir vu jouer, sourire à bâtir des ronds aux abords de carrés si insolubles...oui j'ai été longtemps prisonnier de ma tête et ses nerfs, je m'énervais à n'en plus pouvoir...je me suis réveillé un matin révolté...j'ai aimé....
une nouvelle vie commençait....
de nouvelles forces m'ont habité...
j'ai vu l'amour quand il y eut comme une flamme géante qui me réchauffa....je renais et j'en suis là....quant à vous en dire de cette transformation les mots me manqueront, les phrases ne seront jamais assez ni suffisamment construites pour en déclarer....
Faisons quelques pas ... dansons....oui là-bas j'ai aimé.....

C'est y donc ici que l'affaire se complique où l'information devient embrouillée et que des voix contraires charrient quelques mauvaises pensées ou des vérités...vous pourrez en juger.....

J'ai faibli ,servile ,assimilé....
et du coup la chose devient évidente qu'il faille sortir de cette position ou du moins esquisser comme une alternative à cette situation....
Donc à partir de ce moment là tu fais des petits projets procès ...tu vas te libérer et donc à un moment plus donné que décidé tu es en rapport, en lien ,en sens avec les supports d'un état, avec ce et ceux qui deviennent les outils de ta remise en monde... tous les matériaux peuvent te permettre de te poser ,te repenser, te regarder...car il est question de se repositionner et de voir venir...les outils c'est aussi tout ce mouvement tout autour que l'on perçoit et qui nous renvoie à chaque instant sur le front de l'être avec, sur les lignes d'une étrange et surhumaine traversée....où tu danseras sur tes risques, à accueillir les hasards et leurs chances...
Tu peux réagir dans tous les espaces, sur tous les matériaux ...à voir

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#Posté le samedi 18 septembre 2010 12:41

maltraçé

et c'est de là que nous vîmes que sa maladie avait trop parlé..;et qu'il faudrait maintenant sinon déchiffrer mais donner à entendre. la lutte s'intensifiait...un inconnu s'immisça...la spirale faiblissait, ne produisant par instants qu'un mouvement incertain dans ses rotations mais soutenu quant au centre...la tour imposait par sa structure bétonnée ,si haute et brute d'un décoffrage...à cet instant l'aspect viande de l'humain me décoiffa...un coup de poing hargneux violent mit fin à mes élucubrations...le chéri en sa chair ainsi attaquée, malmenée, m'effraya quelque peu et c'est pas peu dire ....que d'en lâcher: j'eus mal...j'en porte encore la trace..de ces immédiats qu'on capte,qu'on voudrait cacher...à l'endroit du coup...le corps bleuissait...le coeur en tremble encore ....
et c'est ainsi que nous sûmes......
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#Posté le samedi 26 septembre 2009 05:58

endemik

je vais dire quelquechose....ça va venir...depuis que j'ai investi la fesse du bouc...j'ai délaissé ce blog...j'y étais peut etre trop seul...mais j'y reviens et c'est bien merci...
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#Posté le lundi 10 août 2009 11:21

Modifié le samedi 26 septembre 2009 05:14

domote à toutmonde

De la domote à toumond

De vagues furieuses en mères démontées, étonnées...
De terres confisquées, dégradées, dénaturées empoisonnées.....
D'un air vicié chauffé à blanc, brûlé...sec
D'une cabane entôlée, cassée, fissurée, éventée....humide
Un homme s'est levé , a crié l'impensable...à l'humanité
D'un impossible qui le tient, le maintient plus mort que vif....

Et sur les crêtes de vagues en la mère dormante...
D'aucuns reprirent avec lui cette fameuse chaine suintant
C'est à nous c'est pas à eux....
De fait si c'est à nous ça semble pas trop à eux....et si c'était à eux ça fut pas tant à nous....c'est flou mais pas si fou...pas faux en tout cas....voyons...questionnons l'actuel... ...tout ça explique t-il l'avènement de la domote....et le phénomènal qui s'y colle....qu'on nous assène...et u'on aime..

la révolte a ceci de porteur en travers qu'entretemps la domote a pris les c½urs et contrôle les souffles , conduit les corps et pèse leurs efforts....leurs mouvements et possibles énervements ..la rumeur enfle...des hommes s'assemblent dans les quartiers discutent et débattent.. ;qu'il faut une certaine dignité...un peu d'humanité que voyons....
Cet homme il nous fait quelque chose on va aller avec lui...nous allons aimer ça avec lui...

la domote est là véloce et accrocheur...nous l'aimons...

il ne nous caresse donc pas dans le sens du poil comme toujours avec nos élus et autres intellectuels...et certains de nos créateurs plagiaires...avec en vue les salons mondains si républicains...non le mec marche sans souliers ,les pieds.... au frais dans la gadoue d'un trou à crabes, de la rue brulante d'un presque midi déjà, d'un champ de bananes attendant son coupeur, d'un champs de cannes à éreinter l'haïtien , d'une plage aux sables truffés de verres bouteilles..dans la mer étouffée de cris des corps descendus d'une galère...des voix qu'on a tues.........

oui c'est bien de là qu'il nous parle et pas de blagues s'il vous plait...
il caresse sa forte moustache ...se lève....s'impose...et va s'impliquer ...et se faisant ramène tous les fils d'esclaves dans son sillage....un genre toussaint l'ouverture....car c'est d'ouverture qu'il s'agiterait oui ,négociations, ....commencer par ouvrir les nègres oscillations...certains entendirent négociations...depuis quand ce mot si étranger à la condition de l'esclave.. spéculer sur le dos de qui encore..négocier avec qui.. avec soi même...faudrait l'avoir eu, l'avoir côtoyé ce soi...disant l'humaine condition...une enviable aspiration..... pourtant si le peuple se met à réfléchir , très vite il admet que nos élus de droite comme de gauche.... nous vendaient à chaque fois comme au bon vieux temps de la vente...et ils empochaient les gains sur notre sueur...aussi c'est de tempérament l'Afrique a été complice de la vente...oh combien....mais domote a su tout ça et....

.il fait fi de tout ça et dit maintenant on va sepositionner, on va bouger on va exister.....il est fou ce domote a nous réveiller ainsi alors qu'on a que notre coutelas qui n'est pas acheté à crédit...et notre zinc pour accrocher par la gueule le poisson...le 4x4 coinçé dans les neurones déjà si fatiguées.....il est farfelu la domote....pourtant cette figure va imprimer et sonner et résonner dans nos cervelles à moitié grillées par le rhum...un homme du peuple ... un jésus y crie... noirs...levez vous....qu'ils attendaient ... et c'est qui met pied sur terre ....
Voilà la domote... à bon entendeur....et là.....les âmes se hérissent.. un vent violent a balayé toutes ces années de marginalisation, d'esclavagisme, de néantisation....instant zéro.....on repart...c'est pesque facile..mais la terre l'eau les rivières, la soufrière, les cocotiers cacaoiers manguiers...vanilles les grandes maisons, les grands magasions, le clinquant, l'entrop....les hotels...mais ...le confort...la beauté...l'amour...ah bon c'est presque facile...pas si sauvage et encore vaudou quimbois makakouè...mofwazé....

Voilà un esclave qui sort de sous sa case en tôle rouillée, les mains percluses de gonflements....
Voilà un corps déformé de s'être trop baissé à fouiller l'igname, le madère, les patates douces...à cueillir les cocos, les châtaignes, les abricots et corossol
Voilà un c½ur qui chaque nuit continue de battre dans un corps....d'homme dira t- on
Voilà un jeune qui s'emporte à propos de lendemains qui refuseront de chanter...
Voilà de la bonne viande torse nue sur un canot trainant par vents et marées quand y en a tellement marre des cyclones....des terres tremblées....avec son filet rapiécé pour trois petits poissons....
Voilà une femme en haillons ; soutiens retenus avec cordes bois patates qui machettes en mains va suer sang et eau pour ramener un manger aux dix bambins


ça se pourrait que dans la nuit son nègre marron de mari dort le sexe en travers d'avoir trop travaillé au machisme ...genre le mâle qui le triture..
Soudain....souvenirs ....toute la population s'amasse autour de la grande place...va y avoir de la graisse à s'en rassasier ...même pas ... au menu un immense brouhaha...nous sommes à l'aéroport le grand oiseau, l'avion chargé de 400,500 âmes dans un hurlement de terreur, de fureur, un bruit de fin du monde...va décoller et ainsi chaque jour de pauvres moins qu'hommes s'en vont s'arrachant de l'île, la peau en dessus des os à 400 kms heure.....montent vers un ciel pavé d'étoiles, rempli de bleu et de chaleur, de lumière, ....un instant plus tard l'abime...le néant... ..... ça sera le vide sidéral, immense, les abysses ...pour celui qui s'en va là-bas si secoué, si malmené , si angoissé, tellement cassé, défait, démuni, se morcelant, se déchirant dans cette peur du vide qui a été, est et sera son compagnon, son nouveau monde...

oui amis nous survivons tant mal que pis ... tant torturés, tourmentés, fouettés , ridiculisés, bleuis de ces viols vers l'amère patrie si froide ...mortifrère....
un soir...
Domota se lève ,se regarde dans ce qui fait miroir dans sa case et dit je n'en peux plus...je n'en veux plus...il recule ...il chute... ;la domote a chuté....c'est pas si simple...pas si facile... .... ... ya malaise....domota est désespéré et se dit que c'est pas la bonne solution ça peut pas être la solution....d'ailleurs doit il y avoir une solution....il s'assied sur une chaise pourrie, à moitié cassée.....il tâte ses muscles , ça y est super ... super marcher un peu..... ;oui c'est encore bon costaud, mais pour combien de temps...qu'a t'il fait pour en être là, ici en ce lieu...quelque peu déprimé....il se fait des films...invente des situations qui l'aident à s'échapper de la case de sa tète, du petit de ses intentions..de l'enfermé de sa condition....point d'ambitions n'est permis....domota réfléchit il transpire.... Il va éclater

, faut trouver une échappatoire sortir de la plantation Guadeloupe quitte à se couvrir de peaux de bananes ou de feuilles de palmiers....va falloir trouver , arrêter de se foutre du rhum et du pigment dans le ventre...rester concentré et foncer.....faut voir des amis en parler se faire un cercle d'amis, parmi d'autres esclaves et réfléchir, penser sans déborder...ne pas se laisser porter par certaines idées...faux pas s'y tuer...ça serait nul et non avenu...quoi dire...après avoir tellement dit...quoi chercher devant tant de mépris...quoi dire encore et à qui...domota est fatigué de dom et tom....il voudrait penser plus vaste aller plus loin.....mais la mère patrie veille et son lait salé de grimace commence à cailler sérieux....c'est bleu aujourd'hui....
Le miroir lui fait face ..ses forces l'abandonnent..
donc pour aujourd'hui on le laisse là....
shut ... on va signer l'accord ..

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#Posté le vendredi 10 avril 2009 14:39

Modifié le lundi 10 août 2009 10:54

maux pressants

Rouge écarlate....
mots pressés et fatigués soudain...quand....
les cents versets, en filets y découpant, réduiront la cassure

que l'âme y tienne
que l'ouie y aille
que l'½il s'en détourne
qu'une envie subite
qu'une main y prenne
qu'un corps s'y sente
qu'un c½ur d'écart
qu'une bouche y bée
qu'une pensée bute
qu'au total y achoppe
d'un réel que voilà

l'âme erre
terre est là
doubles la prise
et prends à témoin

t'erres aux abords
t'actes à part

bleu outre mer
attéré en l'air
la terre fond la mère
l'an fend l'étant
ainsi.... fuis le faire

le mot lent
se tape l'acte
la phrase va
des mous du consensus
aux corps de sensibles
formes folles
c½urs amènes

l'homme brûle l'acte
la femme aiguise la flamme
violet violent

sur ma peau
sous ma pomme
peau de tambour
pomme de pain
sur ma joue
rouge de vin

il n'en a cure et réitérera son message....
Jaune fonçé
Ce même vieux message massé ,moussant
Marré des corps
qu'il n'aura de cesse de heurter
sous la peau ...
de secouer
les eaux...
se trouver
à chercher
s'abandonner
l'homme chasse
l'animal
crève
la mémoire
casse
le souvenir
vert pomme

il la revoit
message des passés
elle le tient
il s'accroche
elle lui dit
pas dans l'os
c'est faux
c'est dans le dos l'acte
sur la peau de la femme
dans les os fragiles de l'encore
la peau de tambour résonne
dans le tréfonds des âmes
que l'esprit s'envole....
Noir eben

Y faudra bien qu l'on s'y mette à écrire un peu ou que je m'y inscrive en caractères épais sur la profondeur du temps qui nous étrangle...nous presse ....
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#Posté le jeudi 17 janvier 2008 12:39

Modifié le samedi 26 septembre 2009 06:24

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